Vivre ses rêves plutôt que rêver sa vie. Ce n'est pas un slogan. C'est un choix. Je vais commencer par la question que j'aurais dû me poser plus tôt, et que je me pose maintenant avec l'honnêteté que l'âge finit toujours par imposer à ceux qui ont encore la lucidité de l'écouter. Pourquoi je fais tout ça ? Les médias, les projets qui s'enchaînent, les livres, le blog, les guides digitaux lancés sur un marché que je ne connaissais pas, les réseaux sociaux pris à bras le corps alors que ma génération aurait eu toutes les raisons de les laisser aux autres. Pourquoi ce mouvement permanent, cette incapacité constitutionnelle à rester quiete, cette envie chronique de démarrer quelque chose de nouveau quand le projet précédent n'est pas encore terminé ? Ego ? Besoin de reconnaissance ? Peur du silence ? Je pourrais dire non d'emblée et passer à autre chose. Ce serait plus confortable. Ce serait aussi probablement inexact. Parce que l'ego existe, je...