Accéder au contenu principal

Articles

Affichage des articles du mars, 2026
LA LIBERTÉ  Être véritablement libre en 2026,  mythe ou réalité ? Il y a des mots qui sonnent comme des promesses et qui, à force d'être répétés, finissent par ne plus rien signifier. La liberté est de ceux-là. On la chante, on la grave dans le marbre des constitutions, on la tatoue sur des avant-bras et on la colle en hashtag sous des photos de vacances. Elle est partout, donc nulle part. Elle est dans toutes les bouches, donc dans aucune vie. Et si l'on s'arrêtait une seconde, une vraie seconde, pour demander ce qu'elle signifie concrètement dans l'existence d'un homme ou d'une femme en 2026 ? Non pas la liberté comme concept abstrait défendu dans les amphithéâtres, mais la liberté comme état intérieur vécu, ressenti, incarné dans chaque décision du quotidien ? Je pratique les arts martiaux depuis quarante ans. Quarante ans à travailler la posture, la respiration, l'alignement du corps et de l'esprit dans le moment présent. Et l'une des chose...
  (Sur cette photo : ceinture noire 3em dan de Karaté Contact - FFKDA). LA TABLE PERDUE Il y a une image que beaucoup d'entre nous portent quelque part dans la mémoire, rangée dans cet endroit précis où les souvenirs ne vieillissent pas vraiment mais s'immobilisent comme des photographies jaunies. Une table. Grande, trop grande pour une cuisine ordinaire, qui débordait dans le couloir ou dans le salon les jours de grande affluence. Des chaises dépareillées qu'on avait ajoutées au dernier moment. Le bruit de couverts, de conversations superposées, de rires qui partaient sans prévenir et contaminaient tout le monde sans que personne sache exactement pourquoi on riait. Des plats qui circulaient de main en main. Du vin qui se reversait. Des enfants qui couraient entre les jambes des adultes et qu'on ne rappelait à l'ordre que mollement, parce que le désordre lui-même faisait partie de la fête. Cette table existait. Elle a existé pour beaucoup d'entre nous. Et puis, ...
Nous avons tous, quelque part dans le passé, un homme qui a tenu lieu de boussole. Pas un théoricien. Un homme réel, avec un corps réel, une pratique réelle, et cette cohérence rare entre ce qu'il affiche et ce qu'il est vraiment. Pour moi, cet homme s'appelait Chuck Norris. Et ce que je lui dois ne se résume ni à des films ni à des souvenirs d'adolescence.  Ça se résume à une façon de comprendre ce que construire sa vie veut dire. (CHUCK NORRIS & DAVID SALUCCI - TRIER - ALLEMAGNE) LE MUR PORTEUR Il y a des questions que l'adolescence pose à voix basse, dans le silence des chambres où les posters remplacent les fenêtres sur le monde. Des questions qui ne ressemblent pas à des questions parce qu'elles se formulent comme des manques, comme des absences que l'on ne sait pas encore nommer. Qui suis-je en train de devenir ? Vers quoi est-ce que je construis ? Et surtout : qui, parmi les vivants, incarne ce que je veux être ? Marc Aurèle le savait. Avant de de...