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Fermer 2025, ouvrir 2026

Nous y sommes. Les derniers jours de l'année. Ce moment étrange où l'on fait des bilans sans trop savoir ce qu'on cherche vraiment, où l'on prend des résolutions qu'on ne tiendra probablement pas, où l'on oscille entre le poids de ce qui s'achève et l'espoir de ce qui commence.

Je ne vais pas te vendre du rêve. Je ne vais pas te dire que 2026 sera magique si tu y crois assez fort. Je ne vais pas te proposer une liste de dix résolutions miracles qui transformeront ta vie en trente jours.

Ce que je veux partager aujourd'hui est plus simple et plus profond à la fois.

2025 a été dure pour beaucoup d'entre nous. Vraiment dure. Pas de manière spectaculaire, pas avec des drames hollywoodiens, mais avec cette accumulation de tensions, d'incertitudes, de fatigue qui finit par peser lourd. Cette sensation de courir sans arrêt sans jamais vraiment avancer. Cette impression d'avoir traversé l'année en mode survie plus qu'en mode vie.

Et maintenant, 2026 arrive. Avec sa page blanche. Avec cette question qui flotte : qu'est-ce qu'on en fait ?

Je ne crois pas aux grands changements instantanés. Je ne crois pas aux transformations magiques du passage à la nouvelle année. Mais je crois au recentrage. Je crois à la clarification. Je crois à la décision consciente de ne pas répéter ce qui nous a épuisé.

Dans ce texte, je veux parler de ce passage. De ce moment où il faut décider ce qu'on laisse derrière et ce qu'on emporte. De cette nécessité de revenir à l'essentiel quand on s'est trop dispersé. De cette vérité brutale mais libératrice : sans santé, rien ne tient.

Pas de formules toutes faites. Pas de promesses creuses. Juste une réflexion sur comment aborder 2026 avec plus de conscience, plus de cohérence, plus de solidité.

Si 2025 t'a épuisé, si tu sens que tu ne peux pas continuer comme ça, si tu cherches une manière de repartir qui soit vraiment différente, ce texte est pour toi.

Entrons dans le vif du sujet.

Fermer 2025, ouvrir 2026

L'année 2025 s'achève. Comme toutes les années qui comptent vraiment, elle ne s'en va pas en silence. Elle ne glisse pas doucement vers l'oubli comme ces périodes tièdes où rien ne se passe vraiment, où les jours s'enchaînent dans une neutralité confortable. Non. Elle laisse derrière elle des traces profondes, des secousses qui ont ébranlé nos certitudes, des apprentissages parfois douloureux mais souvent salutaires, ces leçons que seule l'épreuve peut enseigner.

Pour beaucoup d'entre nous, 2025 aura été une année de tensions. De ces tensions qui ne se relâchent jamais vraiment, qui restent là en permanence comme un fond sonore désagréable. Tensions économiques qui pèsent sur nos décisions quotidiennes. Tensions sociales qui fragmentent nos collectifs. Tensions personnelles qui épuisent nos relations. Une pression constante, diffuse, qui s'infiltre partout sans qu'on puisse vraiment lui échapper.

Une année d'incertitudes aussi, peut-être plus que d'autres. Cette sensation permanente de ne plus savoir sur quoi s'appuyer, de ne plus pouvoir faire de plans solides, de devoir constamment réviser nos projections parce que les conditions changent plus vite que notre capacité à nous adapter. L'incertitude est devenue la norme, et cette normalisation de l'instabilité a quelque chose d'épuisant qui use même les plus résilients d'entre nous.

Une année de fatigue, surtout. Pas simplement cette fatigue physique que le repos peut réparer, mais cette fatigue plus profonde qui touche l'âme. Fatigue morale de devoir tenir quand tout pousse à lâcher. Fatigue mentale de devoir rester lucide quand tout pousse à l'abrutissement. Fatigue du cœur de devoir continuer à croire quand tout pousse au cynisme.

Une année où les épreuves se sont accumulées. Rarement une seule grosse épreuve qu'on peut affronter, traverser, dépasser. Non. Une accumulation de difficultés moyennes, de problèmes qui pris isolément sont gérables mais qui empilés créent un poids écrasant. Comme ces gouttes d'eau qui finissent par faire déborder le vase, non pas parce qu'une seule serait trop lourde, mais parce que leur accumulation dépasse ce que nous pouvons contenir.

Une année où les équilibres ont vacillé. Ces équilibres fragiles que nous avions patiemment construits entre travail et repos, entre engagement et préservation de soi, entre donner aux autres et se garder pour soi. Tout cela a été secoué, remis en question, parfois détruit. Et reconstruire prend toujours plus de temps que détruire.

Une année où l'on a parfois dû avancer sans visibilité claire. Dans le brouillard, à tâtons, en espérant que la direction prise était la bonne sans pouvoir vraiment le vérifier. Simplement parce qu'il fallait continuer. Parce que s'arrêter n'était pas une option. Parce que nous avions des responsabilités, des engagements, des personnes qui comptaient sur nous. Alors on a avancé, même sans savoir exactement où on allait.

Ces ennuis-là, ces charges inutiles qui nous ont pesé tout au long de l'année, ces poids qui n'ont plus rien à nous apprendre parce que nous avons déjà compris la leçon, doivent rester ici. Ils appartiennent à 2025. Ils font partie de cette année qui se termine. Ils n'ont pas vocation à franchir le seuil de l'année nouvelle. Nous devons les laisser derrière nous, consciemment, délibérément, comme on dépose un fardeau après une longue marche.

Car 2026 n'est pas une répétition. Ce n'est pas 2025 bis, une continuation mécanique de ce qui était. C'est une page blanche. Une véritable opportunité de recommencement. Non pas dans le sens naïf de celui qui croit pouvoir tout effacer et repartir de zéro, mais dans le sens mature de celui qui comprend qu'il peut choisir ce qu'il emporte et ce qu'il laisse.

L'appel au recentrage

Une page qui appelle autre chose qu'une fuite en avant. Cette fuite frénétique qui consiste à toujours ajouter, toujours accumuler, toujours en faire plus sans jamais prendre le temps de réfléchir à ce qui fait vraiment sens. Cette course épuisante où nous essayons de compenser par la quantité ce qui manque en qualité, par l'agitation ce qui manque en direction.

Autre chose aussi que des promesses creuses. Ces résolutions du Nouvel An que nous prenons chaque année avec enthousiasme et que nous abandonnons avant la fin janvier. Ces engagements superficiels qui ne touchent rien de vraiment profond en nous, qui ne sont que des conformations à ce que nous croyons devoir faire plutôt que des choix authentiques alignés avec ce que nous sommes vraiment.

2026 appelle un recentrage. Un mouvement inverse de la dispersion. Un retour au centre après avoir trop longtemps dérivé en périphérie. Recentrage signifie identifier ce qui compte vraiment, ce qui mérite notre énergie, notre temps, notre attention. Et avoir le courage de tout le reste, même si cela semble important aux yeux des autres, même si cela nous a longtemps défini, même si l'abandonner nous fait peur.

Un retour à l'essentiel. Mais qu'est-ce que l'essentiel ? Ce n'est pas une liste universelle que quelqu'un pourrait nous donner. C'est ce qui, enlevé, nous prive de nous-mêmes. C'est ce sans quoi nous ne pouvons pas fonctionner, pas être qui nous sommes, pas accomplir ce que nous sommes venus faire ici. Pour chacun, l'essentiel est différent. Mais pour tous, il y a un socle commun qui ne peut être négligé sans conséquences graves.

Une remise à jour de nos fondamentaux. Ces principes de base que nous avons appris un jour, que nous savons vrais, mais que nous avons progressivement oubliés sous la pression du quotidien. Ces pratiques simples qui fonctionnent, qui ont toujours fonctionné, mais que nous avons compliquées ou abandonnées en cherchant des solutions plus sophistiquées. Il est temps de revenir aux bases, aux fondations, à ce qui marche vraiment quand on l'applique vraiment.

Le monde de la dispersion

Nous vivons dans un monde qui pousse sans cesse à la dispersion. Ce n'est pas une observation morale, c'est un constat factuel. Tout dans notre environnement moderne est conçu pour fragmenter notre attention, diviser notre énergie, nous empêcher de nous concentrer sur une seule chose assez longtemps pour qu'elle porte ses fruits.

Les notifications qui interrompent constamment notre pensée. Les sollicitations permanentes qui nous tirent dans toutes les directions. Les urgences fabriquées qui nous font perdre de vue nos vraies priorités. Les comparaisons incessantes qui nous font douter de notre propre chemin. Les informations qui se déversent sans fin et créent un bruit de fond permanent qui empêche toute vraie réflexion.

Un monde qui pousse à l'agitation permanente. Où il faut toujours être en mouvement, toujours faire quelque chose, toujours montrer qu'on est actif. Où le repos est vu comme de la paresse, où la contemplation est perçue comme de l'improductivité, où prendre le temps est considéré comme du temps perdu. Nous avons transformé l'agitation en vertu et la tranquillité en vice.

Un monde qui pousse à l'oubli de soi. Où nous sommes constamment tournés vers l'extérieur, vers ce que les autres font, vers ce que les autres pensent, vers ce que les autres attendent de nous. Où nous perdons progressivement le contact avec ce que nous ressentons vraiment, ce que nous voulons vraiment, ce que nous sommes vraiment. Où nous devenons étrangers à nous-mêmes à force de nous conformer aux attentes externes.

Et pourtant, au milieu de tout ce chaos organisé, une vérité demeure. Simple, presque brutale dans sa clarté, impossible à négocier : ici-bas, il n'existe qu'un seul trésor réel. La santé. Pas l'argent, pas le statut, pas la reconnaissance, pas le pouvoir. La santé. Physique, bien sûr. Mentale, évidemment. Mais aussi intérieure, cette santé profonde de l'être qui est aligné avec lui-même.

Le trésor oublié

Trop de personnes l'oublient jusqu'au jour où elle vacille. Nous vivons comme si la santé était acquise, comme si elle allait toujours être là, disponible, inépuisable. Nous la négligeons, la maltraitons, la sacrifions sur l'autel d'autres priorités qui nous semblent plus urgentes, plus importantes, plus valorisées socialement.

Nous mangeons n'importe quoi parce que nous n'avons pas le temps de bien faire. Nous dormons mal parce que nous avons trop de choses à faire. Nous ne bougeons pas assez parce que nous sommes trop fatigués. Nous accumulons le stress sans jamais vraiment le relâcher. Nous ignorons les signaux d'alarme que notre corps nous envoie jusqu'à ce qu'ils deviennent des crises qu'on ne peut plus ignorer.

Et puis un jour, la santé vacille. Une maladie survient. Un épuisement se manifeste. Un déséquilibre se révèle. Et soudain, brutalement, nous comprenons ce que nous aurions dû savoir depuis le début : sans santé, rien d'autre n'a vraiment d'importance. Tout le succès du monde ne sert à rien si on ne peut pas en profiter. Toute la richesse du monde ne sert à rien si on ne peut pas vivre pleinement.

Trop de vies sont construites sur des priorités inversées. Nous investissons toute notre énergie dans notre carrière au détriment de notre corps. Nous sacrifions notre équilibre mental pour des objectifs professionnels. Nous détruisons nos relations pour des ambitions qui, au final, se révèlent creuses. Nous construisons des châteaux impressionnants sur des fondations pourries.

Jusqu'à ce que le corps ou l'esprit réclament leur dû. Parce qu'on ne peut pas tricher indéfiniment. On ne peut pas emprunter sans fin sur sa santé sans jamais rembourser. Il arrive toujours un moment où la dette doit être payée. Et plus on a attendu, plus l'addition est lourde. Parfois, elle est si lourde qu'on ne peut plus la payer.

2026 doit être l'année de cette prise de conscience lucide. Pas une prise de conscience intellectuelle, théorique, qui reste dans la tête sans jamais se traduire en action. Mais une prise de conscience viscérale, incarnée, qui change vraiment notre manière de vivre. Une compréhension profonde que sans santé, rien ne tient. Tout s'effondre. Tout devient difficile. Tout perd son sens.

Mais avec elle, avec cette santé préservée, cultivée, protégée, tout devient possible. L'énergie est là pour accomplir ce qui doit être accompli. La clarté mentale est là pour prendre les bonnes décisions. La stabilité émotionnelle est là pour traverser les difficultés. La force physique est là pour soutenir l'effort. Tout s'ouvre quand le corps et l'esprit fonctionnent comme ils devraient.

Repartir sur de nouvelles bases

Repartir sur de nouvelles bases ne signifie pas renier ce que nous avons été. Ce serait stupide et contre-productif. Nous sommes le produit de notre histoire. Nous avons appris de nos expériences, bonnes et mauvaises. Nous avons construit des compétences, développé des relations, accumulé des connaissances. Tout cela a de la valeur. Tout cela nous appartient.

Mais repartir signifie trier. Faire le tri entre ce qui nous sert encore et ce qui nous plombe. Entre ce qui nous fait grandir et ce qui nous maintient petit. Entre ce qui nous vivifie et ce qui nous épuise. Ce travail de tri est difficile parce qu'il nous oblige à des choix, à des renoncements, à des séparations parfois douloureuses.

Repartir signifie élaguer. Couper les branches mortes qui ne produisent plus rien mais qui continuent de consommer notre sève. Éliminer les activités qui ne servent plus nos objectifs. Mettre fin aux relations qui nous tirent vers le bas. Abandonner les projets qui ne mènent nulle part. C'est un acte de jardinage intérieur qui demande du courage parce que couper fait toujours un peu mal, même quand c'est nécessaire.

Repartir signifie renforcer ce qui mérite de l'être. Identifier ce qui fonctionne vraiment dans notre vie et y investir davantage. Les relations qui nous nourrissent, leur donner plus de place. Les pratiques qui nous maintiennent équilibrés, les systématiser. Les projets qui ont du sens, leur consacrer plus d'énergie. Concentrer nos ressources limitées sur ce qui produit vraiment des résultats.

Repartir signifie clarifier ses objectifs. Trop souvent, nous avançons avec des objectifs flous, contradictoires, empruntés à d'autres. Nous poursuivons ce que nous croyons devoir poursuivre plutôt que ce que nous voulons vraiment. 2026 demande une clarification radicale : qu'est-ce que je veux vraiment ? Pas ce que mes parents veulent pour moi, pas ce que la société valorise, pas ce qui impressionnera les autres. Moi, qu'est-ce que je veux ?

Repartir signifie structurer son quotidien. Les grandes intentions ne servent à rien sans structure pour les soutenir. Nous ne manquons pas de bonnes intentions, nous manquons de systèmes qui transforment ces intentions en actions répétées. Il faut construire une architecture quotidienne qui rende probable ce que nous voulons accomplir plutôt que de compter sur la motivation ou la volonté qui fluctuent.

Repartir signifie réinvestir son corps. Le traiter non pas comme un outil qu'on use jusqu'à ce qu'il casse, mais comme un partenaire qu'on respecte et qu'on entretient. L'entraîner régulièrement. Le nourrir correctement. Le reposer suffisamment. L'écouter quand il envoie des signaux. Comprendre que notre corps est notre maison première, celle qu'on ne peut pas quitter, et qu'elle mérite nos meilleurs soins.

Repartir signifie aligner son esprit. Mettre fin à cette guerre intérieure permanente où une partie de nous veut une chose et une autre partie en veut une autre. Créer de la cohérence entre nos valeurs et nos actions. Entre ce que nous disons et ce que nous faisons. Entre ce que nous pensons et comment nous vivons. Cet alignement crée une puissance tranquille qui remplace l'agitation stérile.

Performer sans se détruire

Performer, oui. Nous ne prônons pas la médiocrité, la facilité, le renoncement à toute ambition. Il y a quelque chose de noble dans la volonté de se dépasser, d'accomplir quelque chose de difficile, de repousser ses limites. La performance a sa place. L'excellence a sa valeur. L'effort intense a son sens.

Mais pas contre soi. Pas au prix de sa santé. Pas au prix de son équilibre. Pas au prix de son intégrité. Trop de gens performent en se détruisant, en brûlant leur capital santé, en sacrifiant tout ce qui fait une vie équilibrée. Ils atteignent leurs objectifs mais arrivent brisés au sommet. C'est une victoire creuse.

Avancer, oui. Nous ne prônons pas la stagnation, le confort, le refus de tout mouvement. Il faut avancer, progresser, évoluer. La vie qui n'avance pas recule. Rester immobile dans un monde qui bouge, c'est être dépassé. Il faut continuer à apprendre, à grandir, à se développer.

Mais avec cohérence. Pas dans toutes les directions à la fois. Pas au prix d'une dispersion qui nous épuise. Pas en zigzaguant frénétiquement sans jamais vraiment progresser. Avancer avec cohérence signifie choisir une direction et s'y tenir assez longtemps pour voir des résultats. Cela signifie aligner nos efforts plutôt que de les disperser.

Construire, oui. Nous ne prônons pas la destruction, le nihilisme, le refus de toute création. Il faut construire quelque chose qui nous survive. Construire des projets qui ont du sens. Construire des relations qui durent. Construire une œuvre, quelle qu'elle soit, qui témoigne de notre passage.

Mais sur des fondations solides. Pas sur du sable. Pas sur des illusions. Pas sur des valeurs empruntées. Construire sur des fondations solides signifie d'abord clarifier ce qui est vraiment important pour nous. Ensuite cultiver la santé physique et mentale qui permettra de tenir dans la durée. Enfin développer les compétences réelles qui produisent des résultats réels.

Une année plus consciente

2026 ne sera pas parfaite. Il faut l'accepter dès maintenant pour ne pas être déçu. Aucune année ne l'est. Il y aura des difficultés, des échecs, des déceptions. Il y aura des moments où nous vacillerons, où nous douterons, où nous aurons envie d'abandonner. Il y aura des jours difficiles, des semaines éprouvantes, peut-être des mois pénibles.

Mais elle peut être plus consciente. Plus consciente de nos choix et de leurs conséquences. Plus consciente de nos priorités réelles. Plus consciente de ce qui nous nourrit et de ce qui nous épuise. Plus consciente de nos limites et de nos ressources. Cette conscience ne garantit pas le succès, mais elle augmente considérablement nos chances de vivre une année qui fait vraiment sens.

Elle peut être plus droite. Plus alignée avec nos valeurs profondes. Plus cohérente entre ce que nous disons et ce que nous faisons. Plus honnête dans nos relations. Plus intègre dans nos engagements. Cette droiture ne nous rendra pas populaires auprès de tout le monde, mais elle nous permettra de nous respecter nous-mêmes.

Elle peut être plus maîtrisée. Pas maîtrisée au sens du contrôle total, de l'élimination de toute spontanéité, de la rigidité absolue. Mais maîtrisée au sens où nous ne sommes plus balottés par les événements, manipulés par nos émotions, déterminés par notre environnement. Maîtrisée au sens où nous reprenons le gouvernail de notre propre vie.

Le passage du seuil

Il est temps de fermer la porte derrière nous. Pas en la claquant avec colère, pas en maudissant ce qui fut. Mais fermement, définitivement. 2025 est terminée. Avec ses leçons, ses blessures, ses victoires, ses défaites. Tout cela appartient désormais au passé. Nous pouvons en garder la mémoire, mais nous ne devons pas en rester prisonniers.

Sans regret inutile. Les regrets qui nous font apprendre quelque chose sont utiles. Ceux qui nous rongent sans nous faire grandir sont inutiles. Il faut distinguer entre les deux. Garder les leçons, lâcher la culpabilité stérile. Ce qui est fait est fait. On ne peut pas le changer. On peut seulement décider de ce qu'on en fait.

Il est temps de regarder devant. Non pas avec naïveté, non pas avec des attentes irréalistes, non pas avec des promesses qu'on ne tiendra pas. Mais avec détermination. Avec clarté sur ce qui doit être fait. Avec engagement envers ce qui compte vraiment.

L'esprit en place. Pas l'esprit dispersé, fragmenté, perdu dans mille directions. Mais l'esprit rassemblé, concentré, focalisé sur l'essentiel. L'esprit qui sait ce qu'il veut et comment y aller. L'esprit qui a fait le tri et qui est prêt à s'engager pleinement.

Et de repartir plus prêt que jamais. Prêt non pas au sens où nous avons toutes les réponses, toutes les ressources, toutes les garanties. Mais prêt au sens où nous avons clarifié nos priorités, renforcé nos fondations, aligné nos actions avec nos valeurs. Prêt au sens où nous ne nous dispersons plus, ne nous sabotions plus, ne nous perdons plus.

2026 commence. Elle commence maintenant, avec ce que nous sommes, là où nous sommes. Sans les excuses qui nous ont retenus en 2025. Sans les peurs qui nous ont paralysés. Sans les confusions qui nous ont égarés.

Elle commence avec une seule question, simple mais décisive : qu'est-ce que je vais en faire ?

La réponse t'appartient.

David Salucci 6EM DAN.












 

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